touch

La poignée de porte possède une place unique en architecture; elle est la seule pièce qu’il nous est obligatoire de toucher au quotidien. Ce petit objet, inscrit dans le scénario d’une journée typique, est le médiateur de l’échange puissant entre deux corps en mouvance: l’humain et l’architecture. Elle marque d’un contact le seuil qui délimite deux espaces. Prisonnière d’un geste répété, la force de cette transmission sensuelle s’est progressivement dissipée.

touch cherche à lui redonner un sens.

L’objet distancé de la porte par l’intermédiaire d’une fine pièce de laiton se positionne à l’avant-plan pour absorber la chaleur corporelle de son interlocuteur. De fines entailles, ancrées dans les fibres du bois mauve, génèrent un stimuli sensuel qui signale à la main la présence du corps matériel qu’elle touche. Au fil des rencontres, le bois d’amarante et le laiton se marqueront d’une patine qui rendra visibles les traces du passé.

avec Alexandre Morin

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