Vive le vent d’hiver

l’espace public hivernal

L’hiver québécois est reconnu pour être particulièrement sombre et froid. Tandis que ses journées semblent toujours plus courtes, les heures passées à l’intérieur s’accumulent et l’interaction entre les humains se dissipe.

Vive le vent d’hiver visait à tester le potentiel d’occupation d’un espace public en conditions hivernales pour alimenter les réflexions qui permettront de mieux concevoir les espaces nordiques.

En amont, nous avons cherché à isoler les facteurs qui sont associés au désagrément et au bien-être lors de la saison froide.

les inconforts de l’hiver

Les facteurs météorologiques sont des causes déterminantes du découragement face à l’occupation de l’espace public. Les basses températures, les courants d’air glaciaux et le niveau élevé d’humidité rendent les activités extérieures plus difficiles et beaucoup moins attrayantes. Les retombées négatives de ces différents facteurs affectent grandement les capacités physiques et sociales des citoyens; les mobilités actives sont considérablement réduites, l’espace public est encombré par l’accumulation de neige, les risques de chutes, blessures et autres sont plus élevées, les libertés individuelles sont brimées – déplacements restreints, mouvements limités, vêtements supplémentaires, perte de sociabilité – et la vitesse associée aux déplacements croit de façon considérable; on préfère l’automobile à la marche.

les conforts de l’hiver

Évidemment, les inconforts mentionnés précédemment sont compensés par des sources de conforts saisonnières: une superposition de couches réconfortantes, la proximité des corps, toute source de chaleur, des repas bien copieux, des zones lumineuses, l’absence de vent, des odeurs familières et réconfortantes et des couleurs chaudes. En somme, toute forme de chaleur – sensible ou perceptible – procure un grand bien-être lors de la saison hivernale.

travailler avec l’hiver

Pourquoi, alors, ne pas utiliser ces différents facteurs influents comme outils de conception?

Est-il possible, par le biais d’une installation simple et reproductible, de générer une zone de confort extérieure adaptée aux conditions hivernales?

Considérer la forme de l’espace public comme étant une masse dans laquelle il est possible d’éroder.

 

Façonner le volume de façon à ce que les vents dominants soient déviés dans l’objectif de limiter les zones d’inconfort.
Favoriser un espace dynamique, correspondant aux pratiques transitoires qui découlent de la condition hivernale.
Profiter de la rencontre des mouvements pour créer un moment d’arrêt, contenu dans un microclimat.
Utiliser des matériaux et des techniques de construction simples afin de permettre un assemblage optimal.
Offrir des sources de chaleur au dessus du point de rassemblement.
Recouvrir les paroies de branches de pin afin de stimuler l’imaginaire collectif en évoquant des caractéristiques propres à l’hiver québécois.
Tirer profit des précipitations et de l’orientation des vents pour valoriser une accumulation de neige désirée servant à la fois d’isolant et d’aire de jeux.
La forme de la structure est définie par les conditions qui s’appliquent sur le site. Les flux, les vents et les interfaces façonnent les paroies et leur orientation.

avec
Marie-Jeanne Allaire-Côté
Baptiste Balbrick
Delphie Laforest

publication:
gooood

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