Oslo

Oslo - brickOslo était pour nous la suite logique d’un séjour à Copenhague. Dans le registre des villes qui appliquent des réflexions contemporaines et qui abordent des questions environnementales, elles s’inscrivent parmi les premières. Le mot collectivité prend tout son sens dans l’esprit scandinave. Les résidents de ces régions nordiques sont parmi les plus taxés et les plus imposés de la planète, mais je dirais qu’ils sont ceux qui, en retour de cet investissement partagé, en profitent le plus.

La capitale de la Norvège est en pleine transformation. Une plaque tournante s’opère dans l’objectif ultime de ralentir les élans de consommation et de limiter les impacts environnementaux. La ville est en train de se doter d’un centre culturel dense et important qui repose sur la transmission des savoirs. En misant ainsi sur la diversité des activités, on pourra observer dans un futur rapproché une grande croissance des échanges culturels et des réflexions collectives.

Par contre, comme toute belle avancée idéologique, ce type de solution comporte sa part de problématiques. L’engouement pour les nouveaux quartiers centraux qui s’arriment très bien à l’eau stimule un processus accéléré d’embourgeoisement et favorise évidemment les plus nantis. Le manque de mixité sociale dans les nouveaux développements risque de générer une ségrégation des classes qui habitent le centre. En réponse à la hausse de ce nouveau pôle, on assistera probablement à la croissance des périphéries. En misant sur le développement d’un bon système de transport en commun, Oslo pourrait toutefois arriver à équilibrer ses activités. J’ai bien hâte de suivre l’évolution de cette ville au cours des prochaines années puisqu’elle semble croître à une vitesse impressionnante.

Sinon, il fait très bon marcher dans cette ville imprégnée d’un passé industriel et d’une forte activité maritime. L’importante présence naturelle qui ceinture la ville a certainement joué un rôle dans la requalification de certains quartiers. C’est d’ailleurs dans ces lieux réinventés principalement ceux qui longent la rivière Akerselva que se révèle l’essence d’une grande culture pour le design. Le patrimoine industriel s’arrime merveilleusement bien aux nouveaux usages qu’il héberge; cafés, restaurants, marchés, écoles, centres sportifs, espaces d’exposition et autres usages dynamiques font vibrer les nouveaux quartiers. Nous avons vraiment pris le temps d’arrêter et de profiter de ces lieux à saveur locale. Par contre, si j’avais à y retourner, j’irais explorer le nord du pays afin de découvrir les fjords et leurs paysages surprenants. La Norvège possède une relation unique à l’eau; ses paysages sont le fruit d’une longue période d’érosion.

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København

Copenhagen bikes, flowers and bricksCopenhague était mon seul et unique choix de destination pour mon année d’échange étudiant. Comme l’Université Laval alimentait difficilement l’interaction avec le programme danois puisqu’elle offre uniquement une formation en français –et que Copenhague l’offre en Danois et en anglais–, l’opportunité d’échange s’est vue disparaître. Après avoir amèrement digéré l’idée de ne pas pouvoir l’habiter –pour l’instant–, je m’étais tout de même promis d’y séjourner en période estivale pour une durée d’au moins 7 jours. J’aimais cette ville d’amour avant même d’y avoir mis les pieds…

Après avoir lu à son sujet et m’être fait une bonne idée quant à ses activités, je ne me suis pas surpris à m’y plaire. Il s’agit d’une des rares villes contemporaines exemplaires ; une ville façonnée pour les gens qui l’habitent, un endroit où il fait bon vivre au quotidien. La priorité est la collectivité. Les espaces sont humains, la ville est propre, l’architecture de tous les jours est sobre et à la fois très personnelle, les vélos, par leur abondance, alimentent le regard et embellissent l’espace public, les parcs sont vivants, l’eau est habitée et merveilleusement agencée aux espaces publics, les gens sont d’une belle simplicité, on ne sent pas d’artifice ou d’hypocrisie bref, j’aime Copenhague.

Notre séjour a débuté par un pique-nique sur le fleuve Danois, le Havn, en compagnie de trois Québécois ; Raphaël, Justine et Tristan. En gros, nous nous sommes loués une petite chaloupe à moteur au centre de laquelle était fixée une simple table de bois. Nous y avons siroté nos bières en navigant à travers les canaux tandis que Copenhague défilait sous nos regards. Je me plais à croire que les Danois se sont poser la question suivante : Comment pourrait-on optimiser l’expérience du pique-nique? « Agençons-le aux mouvements de l’eau » était probablement la meilleure réponse possible. Le lendemain, comme si cette interaction à l’eau ne nous avait pas suffi, nous avons pris le temps de plonger dans l’eau fraiche du fleuve pour y nager brièvement. L’expérience d’une telle baignade est très stimulante, surtout s’il est possible de le faire en plein cœur d’un centre-ville.

Copenhague est une ville qu’il faut savourer, elle a tant à offrir. Il faut prendre le temps de vivre ses espaces publics, de longer ses fleuves, ses canaux, ses lacs, de traverser ses parcs et d’y prendre une pause, d’explorer Christiania, ce quartier complètement autonome qui ne fonctionne sous aucune loi, de manger au Copenhagen Street Food market parmi des centaines de locaux, de marcher chacune des dix rues qui sont perpendiculaires au Nord-Est des lacs –elles sont tout simplement sublimes–, d’admirer la qualité architecturale des écoles et des garderies –oui, les Danois ont également compris qu’il était primordial d’investir dans l’éducation– et tout simplement de s’amuser dans les différents parcours de la ville.

Il est toujours intéressant d’établir des liaisons entre les pays scandinaves et le territoire québécois, car je crois que nous avons énormément en commun. Nos climats sont très similaires et génèrent des cultures qui se ressemblent grandement. Les différences se ressentent toutefois au niveau de la culture et de l’éducation. Les danois favorisent d’avantage l’investissement social et la contribution collective. Ils sont parmi les résidents les plus imposés et les plus taxés au monde, mais ne semblent pas trop s’en déranger. Au contraire, je crois que leur argent leur est très bien rendu. Le niveau de confiance envers les politiques est impressionnant. Le gouvernement fait preuve d’une grande transparence et ne cherche pas à diluer les efforts des citoyens. J’aimerais voir un jour cet esprit rassembleur s’implanter au Québec.

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Firminy

Firminy street talkComme nous avons résidé toute l’année à Saint-Étienne et que nos cousins français idolâtrent l’œuvre de Le Corbusier, il était de notre devoir d’aller visiter le site patrimonial de Firminy qui se trouvait à environ 30 minutes de bus de chez nous. En fait, ce site représente le lègue le plus important jamais érigé par Le Corbusier. Dans un rayon d’environ 1 kilomètre carré, il est possible de visiter trois projets dessinés par l’architecte d’origine suisse –qui avait tout de même une appartenance plus forte à la France– qui aident à mieux comprendre la réflexion de ce grand penseur de l’architecture. Marie-Jeanne, Sandrine et moi-même avons donc quitté le « confort » de notre appartement pour aller, le temps d’une journée, visiter cette petite ville française qu’est Firminy.

Les trois projets que nous avons visités illustrent clairement les principes d’architecture moderne développés par Le Corbusier. Le béton, matière très plastique qu’il est possible de manier afin de façonner des formes géométriques aux lignes pures, confère aux projets une signature commune. L’esprit rationnel de l’architecte exigeait la création de certaines lignes directrices. Selon lui, il y avait cinq points fondamentaux qui constituaient l’architecture moderne : 1. les pilotis, pour offrir l’espace du sol aux automobiles et permettre une continuité du couvert végétal, 2. la façade libre, pour éliminer les charges qui reposent sur la façade et ainsi optimiser la quantité d’ouvertures, 3. le plan libre, pour éliminer les charges qui reposent sur les murs intérieurs et ainsi les configurer aisément, 4. les fenêtres en bandeaux, pour optimiser les regards sur l’extérieur et l’apport en luminosité, et, enfin, 5. la toiture-terrasse, pour reprendre l’empreinte végétale que le bâti occupe au sol. On retrouve également dans son travail beaucoup d’éléments communs comme l’utilisation de couleurs primaires, des références au modulor –système de mesures s’inspirant des proportions humaines, développé par l’architecte– ou un travail –très froid, selon moi– du béton.

Personnellement, j’ai trouvé que ces projets étaient un peu trop près de ses théories et qu’ils échappaient un peu à leurs rôles, ou à leurs fonctions. Par exemple, il est parfois difficile, voire même dangereux, de monter certains escaliers puisque les marches ne sont pas assez profondes, les espaces communs semblent difficiles à habiter, certaines pièces sont résiduelles et offrent peu de qualités au programme qu’ils desservent et, dans l’espace de la chapelle –qui est absolument magnifique soit dit en passant– l’écho de tout son résonne si longuement qu’il doit être impossible d’assister à une cérémonie quelconque, faute d’acoustique adéquate. J’admire les apports théoriques de cet architecte, mais je reste assez critique quant à leur mise en application et leurs différentes formes d’évolutions…

Firminy arbre Firminy égliseFirminy détailFirminy cyan Firminy yellowFirminy grass Firminy shapes Firminy windowsFirminy squares   

balade en Suisse

Suisse stratesNotre choix d’atelier du semestre précédent reposait sur un seul élément: le type de milieu dans lequel nous souhaitions intervenir. Marie-Jeanne et moi avons opté pour un travail architectural de mise en relation avec le paysage qui met en valeur l’utilisation de matière locale. Le pays qui correspondait le mieux à cette approche est la Suisse. Ça tombe bien, il y a justement quelques projets suisses que je m’étais obligé de voir avant de retourner à Québec… Nous avons donc, dans le cadre de notre atelier, traversé d’est en ouest ce pays aux paysages dominants dans l’objectif de mieux comprendre les relations qu’il était possible de créer entre l’humain et le milieu naturel qui l’héberge. Il s’agissait du type de voyage dans lequel le cheminement est probablement plus enrichissant que l’objectif.

Heureusement pour dame nature, les paysages dominent largement toute construction humaine. La profondeur des vallées, encadrées par la découpe franche des montagnes, impose un grand silence et exige un respect total de la part de toute personne qui prend le temps de les contempler. Leur immense présence nous remémore constamment la petitesse de notre existence. Malheureusement, une photographie ne peut pas transmettre l’énergie que possèdent ces lieux ; c’est une expérience qui se vit de corps et d’esprit.

Les Suisses travaillent excessivement bien avec le milieu dans lequel ils vivent. Ils le respectent et le comprennent. Leur façon de l’habiter se traduit par une forme d’échange absolument enrichissant. L’architecture est façonnée à même la matière qui compose l’environnement adjacent. Certains grands architectes comme Peter Zumthor maîtrisent à merveille ce travail de mise en relation à l’environnement. Son approche est particulièrement sensible aux milieux dans lesquels s’implantent ses oeuvres. Il arrive à faire chanter les matériaux qu’il utilise; à leur donner un rythme et une mélodieuse harmonie. Ses bâtiments possèdent une âme, on peut facilement les qualifier de beaux. Ils ont leur place dans le paysage; ils en font partie. Cette qualité de construction est touchante, voire même émouvante. Ce sont des bâtiments qui respirent, qui évoluent, qui vivent…

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Bruxelles

Bruxelles petite maisonBruxelles fut une très belle surprise. Pour être franc, j’y allais sans trop d’attentes, dans l’objectif d’y écouler tout simplement le temps d’un week-end de quatre jours. C’est dans cet état d’esprit que l’on finit par faire les plus belles découvertes… Nous avons été choyés par une température superbe; une chaleur qu’on nous disait assez inhabituelle pour les Belges puisqu’ils semblent accoutumés à la grisaille. Nous avons profité de cette charmante ville du Nord dans les meilleures conditions possibles enfin, c’est ce que nous avons rapidement constaté.

La ville nous a d’abord marqués par ses similitudes à notre terre natale. Les gens qui l’habitent s’apparentent agréablement aux Québécois: Ils sont d’une belle simplicité et nous ont paru très ouverts quant aux différences culturelles des habitants. Cette ouverture d’esprit se reflète particulièrement par la diversité qu’offre la petite ville cosmopolite, tant dans la variété des commerces que via les gens qui profitent des espaces urbains. L’énergie y est tout simplement belle.

L’agglomération centrale se parcourt très facilement par le biais de la marche. Nous l’avons traversée aisément à quelques reprises, dans différents axes, sans jamais avoir recours à d’autres moyens de transport. Les espaces publics sont fréquents et rendent ce cheminement beaucoup plus agréable. Les gens étaient partout et profitaient merveilleusement bien des espaces partagés mis à leur disposition. Nous nous sommes très souvent joints à eux, le temps d’une bière ou d’une pause longuement appréciée. Les voitures ne sont pas très présentes, le bruit des moteurs se fond rapidement dans le calme des rues étroites du centre.

Évidemment, qui dit Belgique dit frites, bières, gaufres et – une de mes belles découvertes de l’année – crème glacée au spéculos. Heureusement, nous n’avons pas pu y échapper. Ce sont des petits plaisirs de la vie que tout visiteur se doit d’apprécier. Nous avons pris le temps de savourer ce séjour comme il se devait: nous avons pique-niqué dans les parcs, passé une journée entière au festival du food truck pour y retourner le lendemain, nous avons partagé un repas avec les Bruxelloises – merci à Josiane, Roxanne, Audrey-Anne, Catherine, Annie-Claude et Charles pour cette belle soirée – et, enfin, nous avons fait de superbes rencontres. Ce n’est d’ailleurs pas dans mon habitude de faire de la publicité pour les commerces que nous visitons, mais je recommande à toute personne qui visite Bruxelles d’aller manger chez Mémé Café; c’était tout simplement la plus belle expérience culinaire de notre séjour en Europe. Les prix y sont plus qu’abordables et le chef est super sympathique et passionné par son art. Enfin, tous les gens avec qui nous avons eu la chance d’interagir nous ont transmis une énergie positive que j’ai grandement appréciée.

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balade au Maroc

Maroc rougeNotre séjour en Afrique s’est terminé par un long périple en mini van à travers les paysages marocains. L’objectif était d’atteindre le désert du Sahara pour y passer une nuit en présence des dunes. Malgré la simplicité de ce dernier, nous n’avons pas réussi à l’atteindre. Il fallait prévoir plus de trois jours afin de mettre les pieds dans le sable à partir de Marrakech, ce que nous avons finalement fait à moitié. Disons que nous avons seulement ouvert les portes du Sahara. L’expédition dans le désert sera pour un autre voyage, elle mérite qu’on lui consacre plus de temps.

Nous avons toutefois eu la chance de contempler des paysages absolument incroyables en plus de les voir se transformer sous nos yeux. Malgré une chaleur accablante, il était possible d’apercevoir de la neige accrochée aux plus hauts des sommets. Il s’agit d’un spectacle assez surprenant, surtout dans de telles conditions climatiques. Nous avons traversé d’innombrables vallées qui, tandis que nous descendions le territoire marocain, se voyaient devenir de plus en plus arides. La végétation laissait progressivement place à un sol sec et terreux d’une couleur rouge vive, comme s’il avait été brûlé par le soleil au fil des années. L’étendue des différents horizons que nous avons pu observer impose une grande sérénité. Les rochers dessinent des reliefs au loin qui se fondent parfaitement dans la composition des sols. Le Maroc est un pays magnifique que j’aimerais prendre le temps de découvrir sur une période beaucoup plus longue. J’y reviendrai certainement.

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Chefchaouen

Chefchaouen upstairsChefchaouen est la perle bleue du Maroc. Nous avons visité tranquillement sa médina, le temps d’une journée, en déambulant dans les rues teintées de couleurs fraîches. Cette ville mythique est tout simplement magnifique. Chaque rue regorge de secrets et révèle à merveille l’activité humaine. Les créations artisanales et les textiles accrochés aux murs offrent une identité unique à chacun des espaces privés. L’étroitesse des passages et la multitude d’escaliers rendent complètement inaccessible le coeur de la ville aux voitures, ce qui confère aux lieux un silence des plus appréciable. Les teintes maritimes aux origines mitigées – il s’agirait soit d’une représentation symbolique du ciel ou d’une protection contre les insectes qui détestent particulièrement l’eau immobile – génèrent une atmosphère assez apaisante. C’est probablement psychologique, mais il me semble que l’on ressentait quelques degrés en moins.

Les petites rues sinueuses sont grandement animées par les marchands qui exposent leurs créations juste devant leur propriété. Tapis, foulards, tenues, souliers et autres objets offrent à la rue de fines textures aux couleurs vibrantes. La culture marocaine mise fortement sur le marchandage. Aucun prix n’est établi d’avance et tout repose sur l’art de la négociation. Les vendeurs sont bien plus expérimentés que nous dans ce domaine. Tandis que nous avançons, nous sommes régulièrement interpellés et invités à contempler les objets mis en évidence. Certains ont une approche plus raffinée que d’autres. On a d’ailleurs été gentiment invités à prendre le thé, offre que nous avons dû refuser par faute de temps. Cette ville fut une très belle découverte; elle est certainement à intégrer dans un itinéraire lors d’un séjour au Maroc.

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